REPUBLIQUE DU BENIN

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ARCHIDIOCESE DE PARAKOU

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HÔPITAL OPHTALMOLOGIQUE

SAINT ANDRE DE TINRE

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Rapport des activités des Journées Portes Ouvertes de l’HOSAT 26 et 27 février 2015

 

 

 


Sous le parrainage de son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou et de Madame le Ministre de la Santé, l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT) a organisé les jeudi 26 et vendredi 27 février 2015 des Journées portes ouvertes.

 

En initiant ces journées portes ouvertes, en accord avec l’Archidiocèse de Parakou, le Directeur vise essentiellement à positionner l’HOSAT comme un hôpital national, voire sous-régional en matière de santé oculaire.

 

La première journée, c’est-à-dire, le jeudi 26 février 2015, a été marquée par six temps forts à savoir :

ü  une cérémonie d’ouverture des journées ;

ü  une conférence inaugurale ;

ü  une visite guidée de l’HOSAT ;

ü  des consultations ophtalmologiques gratuites au profit des élèves et étudiants ;

ü  une séance de travail sur les perspectives de partenariat avec les institutions universitaires de formation ;

ü  une rencontre des hôtes de marque avec l’Archevêque de Parakou.

  

Cérémonie d’ouverture des journées



A- La cérémonie d’ouverture des journées 

1. La cérémonie d’ouverture

Démarrée à 09 heures 40 minutes, la cérémonie d’ouverture des Journées Portes ouvertes de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT) a été marquée par les interventions :

ü  du Directeur de l’hôpital ;

ü  du Représentant du personnel de l’hôpital,

ü  du Dr Amadou ALPHA BIO pour la présentation de l’historique de l’hôpital,

ü  du Professeur Claudia Doutetien porte-paroles des enseignants-chercheurs des universités d’Abomey-Calavi et Parakou

ü  du Représentant des Sages de Tinré, l

ü  du Directeur Départemental de la Santé (DDS) du Borgou-Alibori, représentant le Ministre de la Santé ;

ü  du Discours officiel d’ouverture des Journées, a été prononcée par le Parrain de l’évènement, Monseigneur Pascal N’KOUE, Archevêque de Parakou.

 

Ainsi, l’honneur est revenu au Directeur de l’HOSAT, le Docteur Paul AYEMONNA de souhaiter la bienvenue à tous les invités. Il a par la même occasion, rappelé les raisons qui justifient l’organisation de telles journées portes ouvertes à l’HOSAT. Ces raisons sont claires et simples : « l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré (HOSAT) existe et fonctionne depuis une décennie, mais reste peu connue à l’échelle nationale ». De plus, ajoute-t-il, « l’HOSAT fait un travail considérable en matière de soins de santé oculaire au Bénin et dans la sous-région, mais ne bénéficie pas encore de la reconnaissance officielle et du degré d’attention qu’il mérite auprès de l’Etat central ». Ces journées ont constitué pour lui et pour tout le personnel une occasion pour renforcer le plaidoyer autour de l’hôpital afin de le positionner comme un hôpital national, voire sous-régional en matière de santé oculaire. Il a également rendu un hommage à l’Eglise Catholique, premier partenaire de l’hôpital, et a félicité le personnel de l’HOSAT pour le travail quotidien qui se fait dans cet hôpital.

Le Représentant du personnel de l’HOSAT, Monsieur Jonas KPANNA a réitéré au public l’engagement des agents de santé de l’HOSAT, à servir toute la communauté. « Au nom de tous mes collègues et devant vous, je réitère, comme un soldat sous les drapeaux, de servir avec davantage de professionnalisme. Nous allons surtout servir tous les usagers sans discrimination» ; a-t-il déclaré.

Le Docteur Amadou ALFA BIO a fait une brève présentation de l’historique de l’hôpital. De cette présentation, il ressort les points ci-dessous :

ü  En 1966 : Sur initiative de l’Eglise Catholique, l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko est créé.

ü  En 1972 : l’Eglise catholique crée l’hôpital Saint Martin de Papané qui est érigé en hôpital de zone en avril de l’an 2000 ;

C’est de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Boko que naîtra en 2005, l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré, bâti sur une superficie de 3,2 hectares, et la toute première consultation date du 23 décembre 2005.

 

Le Représentant des Sages de la localité, a remercié les dirigeants de l’hôpital et ses partenaires, pour tous les efforts consentis pour le bien-être des populations. Il a particulièrement remercié le Clergé catholique.

Le Docteur Issa Djibril FATOULAYE, Directeur Départemental de la Santé (DDS) du Borgou-Alibori, a, au nom du Ministre de la Santé, félicité les dirigeants de l’hôpital pour l’initiative de ces journées portes ouvertes.

En effet, énonce-t-il, « la santé oculaire s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement béninois, par le biais du Ministère de la Santé ». D’où l’importance particulière que Madame le Ministre en charge de la Santé accorde à ces journées portes ouvertes. Selon le Docteur Issa Djibril FATOULAYE, Madame le Ministre, le Professeur Dorothée AKOKO KINDE GAZARD a bien voulu effectuer personnellement le déplacement pour l’hôpital ophtalmologique Saint André de Tinré ; mais son agenda ne le lui a pas permis. Par ailleurs, face à la multitude de doléances exprimées au cours de la cérémonie, le Docteur Issa Djibril FATOULAYE a promis qu’il se fera le devoir de porter l’information à Madame le Ministre de la Santé. Et, « les différentes doléances portées à l’endroit du Ministère de la Santé auront certainement une suite favorable » ; a-t-il confié. 

La parole a été donnée au Professeur Claudia DOUTETIEN, Chef de l’unité d’ophtalmologie de la Faculté de Sciences de la Santé (FSS), invitée à la cérémonie. Elle a félicité l’archevêque de Parakou, Monseigneur Pascal NKOUE initiateur de cette magnifique œuvre d’avoir été bien inspiré par l’Esprit Saint. Elle a aussi félicité le Docteur AYEMONNA de son dynamisme pour l’organisation des journées portes ouvertes de l’Hôpital Saint André de Tinré. Elle a exhorté le personnel de l’hôpital à en prendre soin comme un joyau.

Enfin, l’Archevêque de Parakou, Monseigneur Pascal N’KOUE a officiellement ouvert les journées. Mais avant, ce dernier a tenu à reconnaître le mérite de Dieu, le Tout Puissant qui est l’auteur de toutes œuvres. « Sans distinction de religion et de foi, je voudrais nous inviter tous à accepter de placer la présente cérémonie et toutes les manifestations qui vont suivre sous l’autorité et le contrôle de Dieu Tout Puissant» ; a déclaré Monseigneur Pascal N’KOUE à l’entame de son discours. Car, poursuit-il, C’est Dieu, « l’Architecte de l’Humanité qui a bâti, palier par palier, l’œuvre utile que constitue l’hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré ».

Il a également salué la mobilisation massive des populations autour de l’évènement. « Votre mobilisation en ces lieux ce matin constitue pour l’Eglise catholique en général et le diocèse de Parakou en particulier, un réel motif de satisfaction et de fierté » ; énonce-t-il.

Il a par ailleurs, félicité le Directeur de l’hôpital, le Docteur Paul AYEMONNA, pour toutes les grandes réformes enclenchées au niveau de l’hôpital, ainsi que le personnel de l’hôpital. « Monsieur le Directeur de l’HOSAT, c’est le lieu de vous dire nos encouragements pour les réformes que vous opérez pour que notre maison commune puisse avancer correctement. J’ai pu noter également que vous avez tenu, dès votre prise de fonction à la clarification et à l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de l’hôpital. C’est sûr que votre démarche est mue par la détermination, le professionnalisme et l’abnégation que vous avez dû constater en ce personnel.  A ce personnel nous disons également du courage et félicitations », a déclaré l’Archevêque.

Outre les félicitations, les sentiments de fierté et de satisfaction évoqués, Monseigneur Pascal N’KOUE a appelé toutes les populations à fréquenter l’HOSAT pour bénéficier des soins de santé, car ce centre est pour tous, sans distinction aucune. « Merci surtout d’avoir compris que  si l’Eglise Catholique a eu le mérite de créer l’HOSAT, c’est tout le monde qui a le droit de jouir des prestations de ce centre, sans distinction de religion, d’ethnie, de région, de sexe….».

Pour finir, une formule très originale est trouvée par le prélat pour ouvrir officiellement ces journées portes ouvertes : « Je déclare ouvertes, toutes les portes et même fenêtres de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré ».

 

2. La conférence inaugurale sur la cataracte

Elle a été animée par trois professionnels de l’ophtalmologie :

ü  Le Professeur Ignace SOUNOUVOU

ü  Le Docteur Codjo Rodrigue Abel ASSAVEDO

ü  Le Docteur Amadou ALFA BIO

A l’entame de son exposé, le Professeur Ignace SOUNOUVOU a fait un bref aperçu des différents types de cataracte. Il s’agit entre autres de la cataracte traumatique, de la cataracte pathologique, de la cataracte sénile etc. Au titre des cataractes acquises, les cataractes pathologiques sont essentiellement liées à des maladies générales, dont la plus fréquente est le diabète. Dans le cas d’espèce, le malade aura deux médecins traitant à savoir, l’un qui s’occupe du traitement du diabète, et l’autre, ophtalmologiste s’occupe du traitement de la cataracte.

Outre les types et les causes de cette maladie, il a évoqué les manifestations de la cataracte, qui sont essentiellement la baisse de la vision et l’incapacité du malade à supporter la lumière. Le seul moyen de guérir de cette maladie reste alors le traitement chirurgical.

Par ailleurs, s’il est vrai que l’on peut prévenir uniquement les cataractes traumatiques et pathologiques, la vérité est que le gros cortège des cataractes ne peuvent être prévenus.

En termes d’offre de prestations, le Professeur Ignace SOUNOUVOU soutient que le Bénin reste encore très loin des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En effet, pendant que cette institution internationale recommande qu’au Bénin, chaque ophtalmologiste opère deux mille cataractes par an, l’accessibilité financière des soins empêche les malades de se rendre dans les centres de santé. A titre illustratif, alors que le coût de l’intervention chirurgicale varie entre vingt à trente mille francs Cfa à l’HOSAT ; au Centre Hospitalier Départemental du Borgou, il est de soixante-dix mille francs Cfa (tous frais compris). Outre cette contingence économique, le Professeur Ignace SOUNOUVOU a également évoqué les contingences sociales. Car, précise-t-il, certains malades disposent de moyens financiers, mais refusent de se faire opérer en raison de certaines pratiques culturelles et cultuelles. Sans oublier que les résultats peu reluisants des pratiques chirurgicales antérieures, dans certaines structures publiques sont restés gravés dans la mémoire des populations.

Ensuite, la contribution du Docteur Abel Rodrigue ASSAVEDO.  Il a dans un premier temps lancé un cri de cœur à l’endroit des autorités en charge de la santé. Selon lui, la compétence en ophtalmologie existe bel et bien au Bénin, mais les contingences économiques ralentissent véritablement la prise en charge des patients. Il a abordé plus spécifiquement, la question des équipements ophtalmologiques des structures sanitaires publiques. Selon lui, il n’y a non seulement pas d’outils de travail, mais également les contraintes économiques empêchent les stratégies avancées de traitement des populations.  En guise de recommandation, le Docteur ASSAVEDO préconise aux populations d’améliorer leur alimentation (en consommant quatre à cinq portions de fruits et légumes par jour) en vue de différer la maladie. Aussi, recommande-t-il une lutte contre la pollution environnementale, gage d’un mieux-être des populations.

A l’issue de ces deux interventions, dans le souci d’une meilleure information du public, le Docteur Amadou ALFA BIO a eu la charge de résumer en langue « baatonou » l’essentiel du contenu de cette conférence inaugurale.

Il est à signaler que ces différentes étapes ont été agrémentées par des pauses culturelles de la troupe de danse NONSINA de Parakou ; des tableaux qui ont vraiment égayé le public.

 

3. La visite guidée

Après les discours et la conférence inaugurale, le public présent a eu droit à une visite guidée de l’hôpital, sous la conduite du Docteur AGLI. A cet effet, tous les départements de l’hôpital ont été visités.

Il s’agit entre autres :

ü  des salles de consultations grand public et la salle de consultation VIP ;

ü  les salles d’hospitalisation ;

ü  le bloc opératoire et ses annexes ;

ü  la pharmacie ;

ü  le secteur administratif (accueil, facture, service des statistiques, bureau du directeur….)

A chaque étape de cette visite guidée, les visiteurs ont eu droit à des explications et aux réponses à leurs questions.

                 

4. Les consultations ophtalmologiques gratuites au profit des élèves et des étudiants

Un autre moment important de ces journées est la séance des consultations ophtalmologiques gratuites organisée à l’endroit des étudiants et élèves. 

   

Séance de travail sur le thème : Perspectives de partenariat entre l’HOSAT et les institutions publiques de formation universitaire.

Séance de travail sur le partenariat entre l’HOSAT et les institutions publiques de formation universitaire

 

Le Jeudi 26 Février 2015 de 14 heures à 17heures au Restaurant Les Triangles, de Parakou, s’est tenu une séance de travail sur le thème : Perspectives de partenariat entre l’HOSAT et les institutions publiques de formation universitaire.

Ont pris part à cette séance, d’éminentes personnalités de trois institutions à savoir :

  1. les membres de formation : Université d’Abomey-Calavi (UAC) et Université de Parakou (UNIPAR) :

Ø  Professeur Claudia DOUTETIEN, Ophtalmologiste, Professeur Titulaire, chef de l’unité d’Ophtalmologie à la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) de l’UAC, Chef Service Ophtalmologie du CNHU de Cotonou ;

Ø  Professeur Ignace SOUNOUVOU, Ophtalmologiste, Maître de Conférence Agrégé, Enseignant à la FSS, en service au CNHU de Cotonou ;

Ø  Professeur François DJROLO, endocrinologue, Enseignant à la FSS, Chef service au CNHU de Cotonou ;

Ø  Dr Soulé ALAMOU, Médecin Ophtalmologiste, Maître Assistant à la Faculté des Sciences de la Santé, en service au CNHU de Cotonou ;

Ø  Dr Abel Rodrigue ASSAVEDO, Ophtalmologiste, Maitre-assistant à l’Université de Parakou, Représentant du Chef département Médecine de l’UNIPAR, Chef service Ophtalmologie du Centre Hospitalier Départemental (CHD) Borgou-Alibori. 

 

  1. Une délégation de l’Association des Médecins Retraités du Bénin (AMRB) :

Ø  Dr Akouavi AHOUANDJINOU KIKI, Médecin radiologue et échographiste, Présidente de l’AMRB ;

Ø  Dr Comlan COMLANVI, Médecin, épidémiologiste, Ancien fonctionnaire de l’OMS et Membre de l’AMRB ; 

 

3. une délégation de l’HOSAT :

Ø  Dr Paul AYEMONNA, Médecin de Santé Publique, Gynécologue-Obstétricien, Directeur de l’HOSAT ;

Ø  Dr Amado Alpha BIO, Médecin ophtalmologiste ;

Ø  Mr Jules Léandre KITI, Journaliste, Assistant du Directeur de l’HOSAT.

La séance de travail s’est déroulée sous la présidence du Professeur Claudia DOUTETIEN.

Dr Paul AYEMONNA, en sa qualité de Directeur de l’HOSAT, a eu, le premier, la parole pour situer le contexte qui justifie la séance de travail et les objectifs poursuivis.

Après avoir exprimé sa gratitude aux personnalités présentes à la séance, le Directeur de l’HOSAT a déclaré que :

         Le centre est créé par l’Eglise catholique ; c’est donc une structure confessionnelle ;

         L’HOSAT a fonctionné depuis 10 ans, a fait beaucoup de pratiques chirurgicales, est fréquenté par un nombre important de patients, mais est resté inconnu ;

         Il manque aux activités de l’HOSAT, la caution et l’accompagnement des enseignants – chercheurs des institutions de formation et de recherche du Bénin ;

         Dans le cadre des reformes en cours dans l’hôpital, l’Eglise Catholique propriétaire de l’hôpital, reste disponible à ouvrir l’HOSAT à divers partenariats, tel que les institutions de recherches et de formation, mais à deux conditions majeures :

§  ne jamais perdre l’âme catholique de l’hôpital,

§  ne pas être exproprié.

 

                     Des mécènes italiens, à travers l’Eglise Catholique italienne s’apprêtent à offrir à l’HOSAT, la construction d’un amphithéâtre de 60 places avec les dépendances (cafétéria, toilettes, espace repos…pour la formation ; ce projet est très avancé ;

                     Des universités étrangères s’apprêtent à envoyer des stagiaires à l’HOSAT ; il s’agit notamment de l’Université de Conakry à travers le Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Ophtalmologie (DESSO), et l’Université de Bamako par le truchement de l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale d’Afrique (IOTA).

« La présente cérémonie vise donc à explorer avec les sommités du monde universitaire et l’Association des Médecins Retraités du Bénin, les pistes de partenariat avec les structures béninoises de formation et de recherches », a affirmé le Dr AYEMONNA.

Il a poursuivi en mettant l’accent sur, « ce que l’HOSAT attend du partenariat » et « ce que l’hôpital peut offrir dans le cadre du partenariat».    

L’HOSAT attend :

          la validation ou l’accompagnement de ses activités par les chercheurs ;

          des opportunités d’amélioration de la qualité et de l’élargissement de la gamme de ses prestataires

L’HOSAT peut offrir : 

          son public, sa clientèle, les usagers venant de divers horizons qui lui font confiance ;

          les infrastructures et les équipements médio-techniques ;

          la collaboration triangulaire avec d’autres institutions.

 

Après cette phase introductive, le Professeur DOUTETIEN est intervenu pour dire que les préoccupations exprimées par le Dr Paul AYEMONNA cadrent avec certaines des Universitaires.  La proposition est donc la bienvenue. Elle a poursuivi en suggérant :

          que l’HOSAT accélère son processus de formalisation ;

          que le partenariat soit de type gagnant-gagnant ; le monde universitaire, notamment la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi, ayant besoin d’un centre comme l’HOSAT, pour les stages pratiques de ses apprenants ;

          Elle a souhaité que soit clarifié les conditions d’accueil et de prise en charge des stagiaires.

 

C’est alors, que le débat s’est ouvert aux autres participants de partager leurs réflexions et recueillir leurs avis sur la question.

 

Professeur Ignace SOUNOUVOU 

ü  Il faut tenir compte de la dynamique d’élargissement de l’espace universitaire en cours dans le pays. 

ü   L’HOSAT donnera plus de matières premières, le terrain favorable à la pratique.  Et c’est très important parce qu’on ne peut pas faire de la recherche sans les malades. « Même nous les Professeurs, nous ne faisons pas beaucoup de pratiques chirurgicales » ; dira-t-il.

ü  Les deux parties tireront profit de ce partenariat ;

ü  Il serait bien que l’HOSAT accepte certains de nos apprenants en stage, tout en voyant si un appui peut leur être apporté pour ce qui est de leur prise en charge durant le séjour ;

ü  La caution du système universitaire passera nécessairement aussi par des missions de supervision. Cela nécessite des moyens et l’avis du CAMES.

 

Dr ALAMOU

Il faut surtout se pencher sur les conditions de séjour des stagiaires. Car eux aussi apporteront quelque chose à l’HOSAT au plan médical.

 

Professeur François DJROLO

ü  Il est possible de muer l’HOSAT en un espace hospitalo-universitaire. Des exemples existent ou des hôpitaux confessionnels ont été transformés en hôpitaux de zone ;

ü  Il serait bien que le Directeur de l’HOSAT vise très vite les normes en la matière.

ü  Il faut formaliser très vite un partenariat avec le service d’ophtalmologie de l’UNIPAR.

Le Professeur Djrolo a conclu en affirmant que les deux facteurs déterminants pour atteindre l’objectif émis par les responsables de l’HOSAT, sont :

  1. La mise en place des normes d’espace hospitalo-universitaire ;
  2. La présence de personnes qualifiées pour l’encadrement et la supervision.

 

Dr Comlan COMLANVI

Il épouse la thèse du Prof DJROLO : il faut conduire l’HOSAT à devenir un espace hospitalo-universitaire et disposer d’un personnel de rang universitaire. Il a attiré l’attention sur le service d’ophtalmologie de l’Université de Parakou qui, selon lui, aurait déjà une expérience en matière de partenariat avec des structures sanitaires non étatiques.

 

Professeur SOUNOUVOU

Au regard des différentes interventions, il a repris la parole pour insister sur le fait que même si la mutation formelle vers un espace hospitalo-universitaire va prendre du temps, quelque chose est possible à court terme : apporter la main d’œuvre à l’HOSAT et en retour, l’HOSAT apporte son cadre et son plateau technique.

 

Dr Paul AYEMONNA

A ce stade de la séance, le Directeur de l’HOSAT a exprimé, sans détour, deux points de vue :

a)      Il faut effectivement commencer d’abord par les échanges d’expérience et de moyens : que l’HOSAT offre ses infrastructures et son plateau technique comme champ de pratique pour les structures universitaires de recherches ;

b)      Pour ce qui est de la prise en charge des stagiaires, il sera extrêmement difficile de faire supporter cela par l’HOSAT ; on ne saurait donc arrêter ce principe comme acquis ; la pratique en la matière à l’HOSAT, comme dans les institutions de formation, c’est que ce sont les stagiaires qui payent une redevance à la structure d’accueil.

 

Dr Amadou ALPHA BIO abondant dans le même sens que le Directeur de l’HOSAT, a souligné les avancées qu’il a en matière d’approches de solutions aux problèmes liés à l’arrivée des stagiaires dans l’hôpital.

 

Dr ASSAVEDO, Représentant le Doyen de la Faculté de Médecine de l’UNIPAR

Il reconnait que l’HOSAT a de la matière et constitue un champ idéal pour la pratique ; ce qui est très nécessaire pour la recherche. Il suffira que le partenariat soit formalisé et clair.

 

Dr Akouavi AHOUANDJINOU KIKI

Elle a indiqué que :

ü  l’Association des Médecins Retraités du Bénin (AMRB) se réjouit de participer à ses échanges aux côtés du Directeur pour porter son expérience dans le domaine de partenariat ;

ü  Elle se félicite de ce que le cri de cœur du Dr Paul AYEMONNA a été entendu et compris des Universitaires ;

ü  Il ne faut pas être pressé ; il faut déjà commencer une collaboration qui fera de l’HOSAT un champ de pratique pour les universitaires et en retour, le personnel de l’HOSAT est renforcé.

Toujours au nom de l’Association des Médecins Retraités du Bénin, le Dr COMLANVI a suggéré au directeur de l’HOSAT de :

          Adresser le rapport général des journées portes ouvertes au représentant de l’OMS ;

          Adresser une demande de financement au représentant de l’OMS pour couvrir la prise en charge des stagiaires ;

          Faire appuyer la demande par le visa du Professeur DOUTETIEN.

 

SYNTHESE

De la synthèse qui a été faite de cette séance de travail, il ressort que :

          Les deux parties (HOSAT et institutions universitaires de formation) trouvent pertinent le projet de partenariat ;

          Il faut instaurer un partenariat progressif ; en privilégiant dans l’immédiat la formule de l’utilisation de l’HOSAT comme champ de pratique ;

          Explorer des pistes de financement pour le renforcement de capacités des apprenants ; à cet effet, il est recommandé à l’HOSAT de :

ü  envoyer dans un bref délai le rapport de la séance aux différents participants et aux autorités notamment, le Ministre de la Santé, à l’OMS.

ü  Adresser une demande de financement au représentant de l’OMS pour couvrir la prise en charge des stagiaires ;

          Les enseignants-chercheurs des institutions universitaires vont encore se retrouver très vite pour approfondir les réflexions ;

          Les échanges vont se poursuivre pour consigner toutes les clauses dans un référendum de collaboration ;

A la fin de la séance de travail, le Directeur de l’HOSAT a remercié les participants pour la qualité de leurs interventions et l’expression de leur adhésion à l’idée. Le Professeur DOUTETIEN, en qualité de modérateur de la séance, a conclu en se réjouissant que les aspirations que les deux parties nourrissaient depuis longtemps, sont enfin, en voie de se concrétiser. 

 

6.       Rencontre des hôtes avec l’Archevêque de Parakou

Pour clôturer cette première journée riche en échanges et en partages d’expériences, Son Excellence Monseigneur Pascal N’KOUE a offert aux invités un diner au centre Guy Riobé à Parakou.

L’occasion d’une meilleure connaissance entre, d’une part, les différents invités participants à ces journées portes ouvertes, d’autre part entre ces invités et Monseigneur Pascal N’KOUE. A cet effet, le Docteur Paul AYEMONNA a pris le soin de présenter individuellement tous les participants à l’Archevêque. Il s’agit des représentants des institutions de formation à savoir l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) et l’Université de Parakou (UNIPAR) ; l’Association des Médecins Retraités du Bénin (AMRB) ; le personnel de l’HOSAT ; ainsi que des personnes ressources venues découvrir l’hôpital.

Le Directeur de l’HOSAT, le Docteur Paul AYEMONNA a également profiter de ce diner pour faire à l’Archevêque, un bref point de la séance de travail  relatif aux perspectives de partenariat entre l’HOSAT et les institutions publiques  de formation universitaire ; séance  qui s’est tenue quelques heures plus tôt, ce même Jeudi 26 Février 2015, de 14 heures à 17 heures au Restaurant « Les Triangles » de Parakou.

A son tour Monseigneur Pascal N’KOUE s’est réjoui de voir tout ce beau monde réuni autour de l’avenir de l’HOSAT. Il a félicité le leadership du Docteur Paul AYEMONNA qui a réussi à réunir toutes les sommités du monde ophtalmologique béninois. Le prélat a invité les hôtes à ne ménager aucun effort pour soutenir les actions de l’HOSAT. 

 

DEUXIEME JOURNEE : vendredi 27 février 2015

 

Trois grandes activités ont meublé la deuxième journée des « Journées Portes ouvertes de l’HOSAT » 

          une table ronde scientifique ;

          une seconde séance de consultation gratuite ; au profit des enseignants ;

           une soirée de débriefing et d’au-revoir.

 

Table ronde sur le thème :

Les interventions des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire : pertinence, légalité, avantages et inconvénients

1.      LA TABLE RONDE  

Dans le cadre des Journées Portes Ouvertes de l’HOSAT, il est a été organisé, conformément au programme, une table ronde le vendredi 27 Février 2015 sur le thème : « les interventions des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire : pertinence, légalité, avantages et inconvénients » ;

Elle a réuni dans la salle de conférence du Centre Guy Riobé de Parakou, de 9h à 13h, vingt-trois (23) participants de plusieurs institutions publiques, privées ou parapubliques :

Ø  Au titre des institutions universitaires de formation et de recherches :

          Professeur Claudia DOUTETIEN, ophtalmologiste, Chef Service d’Ophtalmologie du CNHU, Chef de l’unité d’Ophtalmologie de la Faculté de Sciences de la Santé de Université d’Abomey-Calavi ;

          Professeur Ignace SOUNOUVOU, Chef Adjoint du Département de chirurgie et spécialités chirurgicales, en service au CNHU ;

          Professeur François DJROLO endocrinologue, Chef Service de Médecine Interne du CNHU ;

          Maître-assistant Soulé ALAMOU Service d’Ophtalmologie du CNHU ;

          Maître-assistant Rodrigue ASSAVEDO Département d’ophtalmologie de l’Université de Parakou.

 

Ø  Au titre la Société Béninoise d’Ophtalmologie (SBO)

          Dr Paul-Alain AMOUSSOUGA Ophtalmologiste Président de la SBO

          Dr Gabin AINA Ophtalmologiste Secrétaire Général de la SBO

Ø  Au titre de l’Association des Médecins Retraités du Bénin (AMRB)

           Dr Akouavi KIKI AHOUANDJINOU de l’AMRB ;

          Dr Comlan COMLANVI membre de l’AMRB.

 

Ø  Au titre des professionnels étrangers :

          Dr Ibrahim BAARE de l’hôpital de Zinder (Niger) ;

 

Ø  Au titre des ONG :

          Mr Ernest GNONLONFOUN, Représentant de l’ONG BETHESDA ;

 

Ø  A titre de personnes ressources invitées

          Alfred KOUSSEMOU, administrateur des hôpitaux à la retraite, Directeur du Bureau Régional d’Etudes et de Management ;

          Madame Maria SOUMONNI, ancienne cadre de l’USAID Bénin, enseignante à la retraite, consultante indépendante ;

          Monsieur Lucien HOUETO Enseignant-chercheur de mathématiques, Béninois résidant en France ;

          Madame Annie HOUETO, technicienne de l’action sociale avec les personnes du 3ième âge ;

          Monsieur Denis HAZOUME administrateur de banque, fonctionnaire de la BCEAO à la retraite ;

          Madame Monique HAZOUME ; administrateur de banque fonctionnaire de la Banque Mondiale à la retraite ;

          Mlle Merveille AYIHOUNTON étudiante en communication ;

 

Ø  Au titre de l’HOSAT :

          Dr Paul AYEMONNA ;

           Dr Amadou ALFA BIO ;

          Isaac TCHATTI agent administratif de l’HOSAT ;

          Monsieur Laurent TAWE, Surveillant Général de l’HOSAT ;

 

Ø  Au titre des organes de presse

          E- télé ;

          Quotidien le Matinal ;

           Radio Deeman ;

           Agence Bénin Presse ;

Il a été noté et particulièrement ressenti le fait que :

a) un seul représentant d’ONG a répond présent en intervenant dans le domaine de la santé oculaire invité ;

b) l’absence de représentant du Ministère de la Santé et notamment de la Direction Nationale de la Protection Sanitaire, du Programme de lutte contre les maladies non transmissibles et du Point focal Cécité

Les discussions se sont déroulées sous la supervision du Professeur Claudia DOUTETIEN. La modération a été assurée par le Professeur François DJROLO.

La table ronde s’est déroulée en quatre étapes :

a)      L’introduction aux discussions parle Dr Paul AYEMONNA, Directeur de l’HOSAT.

b)       Les interventions officielles des concernées par le thème et invitées ;

c)      Les discussions générales.

d)      synthèse générale et recommandations.

 

1. 1. Introduction aux discussions

Le Dr Paul AYEMONNA, Directeur de l’HOSAT a rappelé, dans son mot introductif, le thème de la table ronde, à savoir « les interventions des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire : pertinence, légalité, avantages et inconvénients ».

Il a déploré l’absence des représentants de la direction de la protection sanitaire, des autorités locales et surtout des représentants d’ONG intervenant dans le secteur de la santé oculaire, pourtant invitées à raison d’une vingtaine. Dans cette catégorie, seule le représentant de l’ONG confessionnelle Bethesda était présent à la table ronde. Il a exprimé la gratitude de l’archidiocèse de Parakou à tous les participants en leurs qualités, titres et grades respectifs.

 

1.2. Interventions des structures formelles

12.1. Société Béninoise d’Ophtalmologie

A l’occasion de cette table ronde, le Président de la Société Béninoise d’Ophtalmologie, Dr Alain-Paul AMOUSSOUGA a présenté ses réflexions sur la pertinence, la légalité ainsi que les avantages et inconvénients de l’intervention des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire. Selon lui, l’intervention des organisations humanitaires dans le domaine de la santé est non seulement pertinente mais légale. Primo, dans ce vaste domaine essentiellement consacré aux yeux, les populations ne sont pas toujours satisfaites au regard des coûts financiers pratiqués par les structures existantes. De ce fait, l’intervention des organisations humanitaires vient en complément à l’existant afin d’apporter un soulagement aux populations. Secundo, considérant que le Bénin est un pays indépendant doté de différentes structures étatiques, dans le cas d’espèce, le Ministère de la Santé, qui règlemente l’intervention de ces structures humanitaires, donne une certaine caution à ces structures exerçant dans le domaine de la santé oculaire.

S’agissant des avantages et inconvénients, le Président de la Société Béninoise d’Ophtalmologie reconnait, quand bien même ces structures ont des avantages, la pérennité de leurs actions pose un problème, car il n’y a pas un véritable mécanisme de suivi post intervention.  Il a déploré la concurrence déloyale qui est faite aux professionnels exerçant en privé.

 

1.2.2. Association de Médecins Retraité du Bénin

L’Association de Médecins Retraité du Bénin, à travers sa Présidente, le Docteur Akouavi KIKI, a pour sa part, fustigé l’intervention des organisations humanitaires. « A-t-on besoin d’une multitude d’ONG dans un seul domaine ? » ; s’est-elle interrogée avant de conclure que « notre pays accepte tout sans se poser la question de savoir si les populations tirent réellement un avantage de l’intervention des ONG dans le domaine de la santé oculaire ». Pour le Docteur Akouavi KIKI, les autorités béninoises doivent faire un tri des ONG, en fonction des compétences, et les encadrer afin que les populations ne soient pas victimes d’une mauvaise intervention.

 

Première Synthèse

A l’issu des différentes interventions des structures formelles, une première synthèse se dégage :

L’intervention des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire est pertinente, car les ONG, d’une manière ou d’une autre, apportent leur soutien aux patients, eu égard aux déficits de moyens financiers de certaines couches béninoises face au coût cher des soins oculaires.

Cependant, quant à la légalité de leur intervention, il est bien de nuancer car, il n’est pas démontré que les textes en la matière soient exactement respectés et que la santé des populations soit vraiment protégée.

Par ailleurs, si les participants ont reconnu dans un premier temps que l’intervention des ONG apporte quelques avantages aux populations, ils ont proposé en recommandations que ces ONG associent un spécialiste national ou local afin que le suivi post intervention connaisse une amélioration. D’où la première conclusion : « l’intervention des ONG dans le domaine de la santé oculaire doit se faire suivant un tri ».

Après les interventions des structures formelles, la Table Ronde a enregistré l’intervention de Monsieur Ernest GNONLONFOUN, représentant de l’ONG BETHESDA. Selon lui, l’ONG BETHESDA exerce non seulement dans la légalité, mais également ses interventions sont appuyées dans chaque domaine par des spécialistes. En conséquence, ses interventions ne sauraient mettre en difficulté les bénéficiaires. Il a reconnu par ailleurs que certaines ONG intervenant dans le domaine de la santé oculaire ne respectent pas toutes les normes exigées en la matière.

 

1.3.             Les contributions des autres participants

Suite aux deux interventions liminaires des structures invitées, certains participants ont fait des contributions dans le sens de la construction d’une meilleure réflexion sur la problématique au cœur de la table ronde.

C’est d’abord le Professeur Doutetien qui a suggéré aux participants, d’accorder une attention particulière à la question de savoir si la gratuité des interventions des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire constitue vraiment un avantage pour nos populations, car «la santé oculaire à un coût”. Le Dr Comlan COMLANVI de l’Association des Médecins Retraités du Bénin a, quant lui, indiqué qu’il faut faire la démarcation entre les ONG et les organisations humanitaires ; ces dernières étant beaucoup plus spécialisées dans les interventions sur des terrains de conflits ou de catastrophes pour une prise en charge des victimes.

Monsieur Denis HAZOUME, a assimilé le désordre qui caractérise les interventions de beaucoup d’ONG aujourd’hui dans le domaine de la santé oculaire à la situation qui avait prévalu dans le secteur bancaire (qu’il connait bien) à la veille des années 90. Ceci, pour insister sur les mécanismes par lesquels l’Etat a, en son temps, réussi à remettre le secteur sur les rails.  Un peu comme pour dire que les débats doivent aller dans le sens d’amener l’Etat à prendre ses responsabilités. Mr HAZOUME a, enfin, suggéré que les réflexions n’occultent pas le fait que certaines ONG font l’exception en faisant des interventions appréciables dans le domaine de la santé.

 

1.4. Discussions générales

En discussions générales, les participants tout en dénonçant les causes de foisonnement des ONG, se sont prononcés sur la stratégie à mettre en place afin de résoudre l’épineux problème de l’intervention des organisations humanitaires non qualifiées du secteur de la santé oculaire. Ainsi, plusieurs participants se sont prononcés et ont donné leur point de vue sur la question.

Des discussions générales, il ressort que la floraison des ONG du secteur de la santé est due à la démission de l’Etat.

Selon Monsieur Lucien HOUETO, il est important pour les acteurs du secteur de la santé oculaire de s’assurer non seulement de l’existence d’un cadre juridique régissant le secteur, mais également de le vulgariser.

Pour le Docteur Paul AYEMONNA, Directeur de l’Hôpital Ophtalmologique Saint André de Tinré, il est important que les intellectuels du domaine (notamment Société Béninoise d’Ophtalmologie et l’Ordre des Médecins du Bénin), soulèvent la question au niveau national. Une telle stratégie pourra leur permettre de sonner l’alerte et de prendre le peuple à témoin.

Par ailleurs, plusieurs participants ont suggéré une collaboration avec les hommes des médias afin de leur apporter la vraie information pour une lutte plus efficace contre l’informel dans le domaine de la santé oculaire.

1.5. Synthèse générale et recommandations

1.5.1. Synthèse générale

A l’issue de cette table ronde, les participants sont unanimes sur la pertinence de l’intervention des ONG dans le domaine de la santé oculaire, eu égard aux prestations couteuses des hôpitaux. Cette intervention des ONG est cependant due essentiellement à la démission des structures étatiques, qui refusent de jouer le rôle qui est le leur. 

Les participants ont en conséquence préconisé un meilleur cadrage de l’intervention des organisations humanitaires, axé sur un tri des ONG en fonction de leurs compétences, afin de garantir une meilleure efficacité des soins donnés aux populations et d’assurer le suivi post intervention.

Pour se faire, il urge que les intellectuels du domaine de la santé montent au créneau et se mettent en avant-garde de chaque intervention d’une ONG dans le secteur. Cela passe par l’existence d’un cadre juridique clair, vulgarisé et connu de tous.  Il serait utile également que les structures qui interviennent de façon informelle dans le secteur soient sanctionnées.

 

1.5.2. Recommandations

Les grandes recommandations issues de cette table ronde sont diverses et variées. Il s’agit de :

          Mutualiser les efforts (Société Béninoise d’Ophtalmologie et Ordre des Médecins du Bénin) pour lutter contre les ONG non compétentes ;

          Doter les médecins locaux de moyens et d’équipements afin qu’ils puissent mieux exercer ;

          Exiger des ONG étrangères, une autorisation conjointe de l’Etat, de la Société Béninoise d’Ophtalmologie et de l’Ordre des Médecins du Bénin avant toute intervention ;

          Exiger des ONG, l’utilisation des compétences locales quand elles sont disponibles ;

          Collecter les données épidémiologiques après le passage des ONG dans les localités ;

           Renforcer la formation des personnels de santé ;

          Solliciter l’appui des médias et partenaires en vue de renforcer la communication (conférences publiques, conférences de presse, émissions radiophoniques et émissions télévisuelles, etc.)

          Organiser des séances de dépistage gratuit afin de détourner la population des ONG ;

          Mettre en place un mécanisme de suivi-évaluation des activités des ONG, sous le couvert de la Société Béninoise d’Ophtalmologie et de l’Ordre des Médecins du Bénin ;

          Solliciter l’appui du Ministère de la Santé dans toutes les stratégies de lutte.

 

1.6.             Conclusion

Au terme de cette table ronde, les participants ont été unanimes sur la pertinence de l’initiative des journées portes ouvertes. La richesse des débats prouve qu’il urge de se pencher sérieusement sur les problèmes parfois très graves que posent les interventions des organisations humanitaires dans le domaine de la santé oculaire. Il n’en est dégagé que l’Etat à un grand rôle à jouer pour corriger le tir.

 

2.      Consultation gratuite pour les enseignants 

Pendant que se déroulait la table ronde, une équipe de médecins ophtalmologistes appuyés par des Techniciens Supérieurs en Ophtalmologie et autres infirmiers assuraient des consultations gratuites dans l’enceinte du Lycée Mathieu Bouké à Parakou.

 

3. La soirée de débriefing et d’évaluation.

La soirée de débriefing et d’évaluation ; Ce même jour vendredi 27 Février 2015, les responsables l’HOSAT ont mobilisé les participants toujours au centre Guy Riobé pour une évaluation des journées portes ouvertes de l’Hôpital Ophtalmologique St André de Tinré.

          Les participants se sont prononcés sur ce qu’ils pensent de l’HOSAT et de l’opération Journées Portes ouvertes.  Ils ont :

          salué la pertinence et l’importance des manifestations des journées portes ouvertes sur l’HOSAT ;

          félicité l’équipe de la direction et tout le personnel pour le succès dans l’organisation ;

          exhorté l’HOSAT à se préparer pour faire face à l’afflux de la demande de soins ;

          encouragé le personnel à continuer de travailler avec conscience et professionnalisme.

Au terme de cette soirée d’au-revoir, l’HOSAT a offert de symboliques cadeaux en guise de remerciements à :

Madame et Monsieur Houéto venus de la France ;

Dr KIKI, Présidente de l’AMRB,

Professeur DJROLO chef service Médecine Interne du CNHU

Professeur DOUTETIEN

 

 

Conclusions générales ou leçons des journées portes ouvertes

Aux termes des premières journées portes ouvertes de l’Histoire de l’HOSAT, quelques leçons méritent d’être tirées, sur la base des résultats atteints :

u C’était utile d’organiser ces journées portes ouvertes ;

u L’Eglise à travers l’Archidiocèse de Parakou, le monde universitaire, les autorités étatiques, les personnes ressources invitées, les communautés à la base, le personnel de l’hôpital, ont favorablement apprécié l’initiative ;

u Toutes les activités prévues ont été tenues, la mobilisation sociale réussie, preuve de l’importance de l’HOSAT ;

u Une des conséquences directes de cette initiative, c’est que le flux de patients va monter d’un cran ; un gros défi pour le personnel qui doit prendre toutes les dispositions pour tenir le pari au triple plan de la qualité des prestations, des capacités d’accueil et de la pérennisation de la grande réputation ;

 

Des espoirs sont désormais plus grands quant à la reconnaissance des efforts de l’HOSAT par des autorités étatiques.

  

ANNEXE 

 

Quelques images de la cérémonie d’ouvertures